Les patrouilles  /  Le jaguar

Sainte Jehanne d’Arc

Contexte Historique

Suite à la victoire d’Azincourt en 1415, les Anglais prennent le contrôle d’une grande partie du royaume de France (Traité de Troyes). Henry V assiègera Rouen en 1418 à la tête de près de 50 000 Anglais, la population qui fuit désespérément la ville se voit repousser par les Anglais, après plusieurs mois dans la faim et le froid, ils périront dans leur grande majorité. La ville ne tombera que 7 ans plus tard, les conséquences n’en seront que plus lourdes.

Enfance de Jehanne

Jehanne d’Arc naît dans une famille de paysans aisés près de Domrémy (Lorraine) le 6 janvier 1412. La Lorraine est alors un des rares bastions fidèles au Roy Charles VII.
Très tôt, la jeune bergère fréquente avec assiduité l’église voisine et s’attache vite aux sacrements. Cette proximité avec Dieu fortifiée par une pureté d’ame extraordinaire la conduit à recevoir son premier appel de Dieu à 13 ans : "Sois bonne et sage et va souvent à l’église". Peu de temps après elle recevra régulièrement la visite de l’archange Saint Michel, puis de sainte Catherine et de sainte Marguerite. L’ange guerrier lui donnera alors l’ordre de "bouter les Anglais hors du royaume de France". La bonne Jeanne rencontrera l’opposition de ses parents qui refusait de voir partir leur "petite sainte" au milieu des gens d’armes. Elle décide alors de s’adresser au capitaine Baudricourt : "Avant la mi-carême, il faut que je sois devant le Roy, dussé-je pour m’y rendre user mes jambes jusqu’au genoux".

L’entrevue avec le Roy et la prise d’Orléans

Le capitaine lui fournit une épée et une escorte de six hommes (les villageois de Donrémy lui fourniront une armure et un cheval) pour la conduire à Chinon auprès du Roy de France.
Après deux jours d’attente, le Roy accepte de la recevoir, pour vérifier son "appel de Dieu", il se déguise en Dauphin et se cache au milieu des gens de la cour. Jeanne se dirigera vers lui sans aucune hésitation. Elle lui explique la tache que Dieu lui avait confié, sa volonté de le conduire à Reims et de le faire couronner, elle lui récite même une prière qu’il avait faite intérieurement quelques mois plus tôt. Des prêtres sont alors chargés d’examiner la jeune fille, mais eclairée par la lumière divine, elle leur répond avec une clarté incontestable. Orléans, cité des premiers rois est alors assiégée par les Anglais, Jeanne obtient donc une escorte composée essentiellement de jeunes princes de la cour du Roy, et part en direction de la cité royale avec une armure et son étendard à la devise "Jésus - Maria".
Après avoir dictée une lettre aux chefs anglais les sommant de quitter Orléans, Jeanne la Pucelle arrive le 29 avril, 10 jours plus tard le dernier bastion Anglais tombe, Jeanne est blessée mais Orléans libérée, la victoire aura un retentissement extraordinaire dans tout le royaume.

Le Sacre du Roy et la prise de Paris

Charles VII hésite encore à se faire sacrer à Reims, mais après la victoire éclatante de la Pucelle à Patay face au célèbre Talbot, il accepte de se faire conduire à la cathédrale royale. Sur le chemin, il s’empare de Troyes et arrive quelques jours plus tard pour se faire sacrer "Vrai Roy du Royaume de France".
Jeanne doit encore délivrer Paris, sur le chemin Soissons, Laon et Compiègne sont libérés. Lors de l’assaut de la capitale, Jeanne, blessée, est conduite de force hors du champ de bataille. Lors de la défense de Compiègne elle tombe de cheval et devient captive des Anglais. C’est, pour la sainte, le début d’un long calvaire sur le chemin du ciel.

Le procès simulacre de la Pucelle d’Orléans

Les Anglais veulent alors la condamner pour sorcellerie, un procès calomnieux dirigé par l’évêque de Beauvais début alors, Jeanne est alors emprisonnée les fers aux pieds et interroger à toute heure avec force. L’évêque Cauchon tente alors de la faire tomber en lui demandant : "Etes-vous en état de grâce ?" ; à cette question, la sainte répondra : " Si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre, si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir".
Ne trouvant rien contre elle, on la condamnera pour hérésie (elle portait des vêtements d’homme). Montant un complot contre elle lors de son emprisonnement, Jeanne est à nouveau condamner, mais cette fois ci, elle est conduite au bucher. Elle est brûlée le 30 mai 1431 devant la sainte croix, jusqu’à la mort, la sainte invoquera saint Michel !
Ses cendres seront jetées à la Seine.