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Les droits de l’enfant selon Baden Powell

Le message de Baden-Powell irait aujourd’hui à l’inverse des courtisans médiatiques de la jeunesse, des adulateurs malfaisants des droits de l’enfant sans devoirs.

Ne vous imaginez-pas écrit-il dans Eclaireurs, que vous possédiez des droits dans ce monde, à l’exception de ceux que vous avez réellement gagnés. Vous avez le droit d’exiger que l’on vous croit, si vous dites toujours la vérité, et vous avez le droit d’aller en prison, si vous vous mettez à voler. Mais il y a une quantité de gens qui s’en vont parlant très haut de leurs droits, sans avoir jamais rien fait pour les acquérir. Faites votre devoir d’abord, vos droits seront reconnus ensuite.

Malheureuse société qui ne parle aux enfants et aux jeunes que de leurs droits sans leur enseigner leurs devoirs. Qui leur apprend à revendiquer avant de leur apprendre à dire merci. Fabrique à coup sur des délinquants en séries.

A l’arrivée de chaque génération nouvelle, disait le Play, les sociétés sont menacées d’une invasion de petits sauvages qu’il faut se hâter de civiliser par l’éducation.
C’est à dire par l’apprentissage des vertus humaines qui donnent la vrai liberté.
On ne nait pas libre, contrairement à ce que nous indique une certaine Déclaration. On le devient. Par une éducation non pas permissive ou indifférente mais contraignante.
Loin de se gargariser sur les droits que l’on a, cette éducation insiste au contraire sur ceux que l’on n’a pas.
C’est le cas de la pédagogie scoute.
Elle insiste comme le dit B-P, sur le fait qu’un droit se mérite et demeure toujours le corollaire d’un devoir. Oui vous avez le droit qu’on vous croie...si vous dites toujours la vérité : le scout met son honneur à mériter confiance.
Décidément non les hommes ne naissent ni ne demeurent libres et égaux en droits. Quelle liberté possède un enfant privé de véritable éducation ? Et ses droits proposés sans réserve par des pédagogues inconscients, ne se retournent-ils pas contre le droit imprescriptible et sacré qu’a l’enfant précisément d’être éduqué, c’est à dire conduit par son bien par ceux qui l’aiment.
L’apprentissage de sa dignité d’homme, c’est à dire de sa liberté, passe par l’apprentissage contraignant de sa responsabilité.