La Troupe
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Saints protecteurs
Guy de Larigaudie est le protecteur de la troupe et le modèle de tous les scouts. C’est un exemple de vie chrétienne, par son courage, sa droiture, sa foi et son honnêteté il nous transmet un idéal qui devrait être celui de tout scout. Retenons cette phrase résumant toutes ses pensées : "Il est aussi beau de peler des pommes de terre pour l’amour du Bon Dieu que de construire des cathédrales"
Guy de Larigaudie est né à Paris le 18 janvier 1908. Il fit ses études dans la même ville et surtout au collège de la rue de Madrid où il obtint son bac. Il passait ses vacances dans la bâtisse familiale « les Gérauds » dans le Périgord.
Après avoir débuté des études de droits puis essayé le séminaire, il publie ses premières oeuvres. En 1934, Guy est sélectionné pour représenter la délégation française au Jamboree de Frankston en Australie, il embarque donc à l’age de 26 ans sur un paquebot de luxe qui lui fera faire un mini tour du monde pour rallier Sidney. Après cela Guy entamera une succession de voyage notamment aux Etats-Unis où il accumulera les petits travails.
En 1937, accompagné de son ami Roger Drapier, Guy décide d’effectuer la liaison Paris-Saïgon (jusque là inexistante) au volant d’une vieille Ford qu’ils baptiseront Jeannette (du nom des louvettes « scout de France »). Ils parcoururent la Suisse, l’Autriche, les pays de l’Est puis la Terre sainte et l’Inde, s’en suit un long périple à travers les forêts tropicales et les montagnes escarpées où les deux compagnons doivent faire face aux indigènes et à l’inexistence de routes. C’est en 1938 qu’ils atteignent Saïgon où une foule d’admirateurs, de journalistes et de scouts les attendent pour fêter leur réussite.
Mobilisé à l’automne 1938, il rejoint le 11ème Cuirassier (au dépot) mais a l’impression d’être inutile et demande d’être affecté à un groupe de reconnaissance montée. Le 11 mai 1940 lors d’une embuscade allemande, il refuse de battre en retraite et meurt dans un ultime assaut.
On a retrouvé dans sa veste une lettre destinée à sa confidente, une religieuse :
"Ma Sœur, me voici maintenant au baroud. Peut-être n’en reviendrais-je pas. J’avais de beaux rêves et de beaux projets, mais, n’était la peine immense que cela va faire à ma pauvre maman et aux miens, j’exulte de joie. J’avais tellement la nostalgie du ciel et voilà que la porte va bientôt s’ouvrir. Le sacrifice de ma vie n’est même pas un sacrifice, tant mon désir du ciel et de la possession de Dieu est vaste. J’avais rêvé de devenir un saint et d’être un modèle pour les louveteaux, les scouts et les routiers. L’ambition était peut-être trop grande pour ma taille, mais c’était mon rêve. ... Il n’est plus maintenant que de courir joyeusement ma dernière aventure"

